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25e AMBULANCE DE CAMPAGNE

25e AMBULANCE DE CAMPAGNE25e AMBULANCE DE CAMPAGNE25e AMBULANCE DE CAMPAGNE

125 ans de service de réserve

maj (ret) Michael McFarlane, CD

L'origine de la 25e Ambulance de campagne remonte au 1er août 1899. L'Hôpital de campagne n° 4 fut alors créé, organisé et recruté sous l'égide des officiers du Service de santé des armées de la Milice canadienne à Toronto, sous le commandement du capitaine A.Y. Scott. L'unité rendit d'excellents services et suivit avec succès le programme d'entraînement du camp divisionnaire n° II de Niagara, selon le rapport du directeur général du Service de santé des armées de 1900.


En 1906, une réorganisation des unités du Corps médical de l'Armée canadienne fut effectuée afin de les placer sur un pied d'égalité avec le Corps médical royal de l'Armée. Le Service de santé des armées comprenait désormais le Corps médical permanent de l'Armée et le Corps médical de l'Armée. Des ambulances de campagne furent mises en place pour remplacer les compagnies de brancardiers et les hôpitaux de campagne. L'Hôpital de campagne n° 4 devint l'Ambulance de campagne n° XI, sous le commandement du major J.T. Clarke.


Une autre réorganisation du Corps médical de l'Armée canadienne eut lieu en avril 1920, lorsque la XIe Ambulance de campagne fut transformée en 2e Ambulance de campagne.


En 1921, l'Ordre général 159, intitulé « Corps médical de l'Armée canadienne, Milice active non permanente – Organisation », dissout la 2e Ambulance de campagne aux fins de réorganisation, avec effet au 15 février 1921. Pour chaque unité du Corps médical de l'Armée canadienne, Milice active non permanente, une unité de réserve correspondante fut autorisée, avec le même effectif.


Une nouvelle réorganisation du Corps médical de l'Armée canadienne eut lieu en 1929. Avec effet au 1er janvier 1930, la 2e Ambulance de campagne fut basée à Toronto. L'unité de réserve demeura autorisée.


Les effectifs de paix du Corps médical de l'Armée canadienne (Milice active non permanente) furent modifiés afin de porter l'effectif de l'Ambulance de campagne à 116 personnes, dont 15 détachées du Corps de l'Intendance de l'Armée canadienne.


En 1936, Sa Majesté le Roi approuva l'octroi du titre de « Royal » au Corps de l'Intendance de l'Armée canadienne (Milice active non permanente). Plus tard cette année-là, le Corps médical royal de l'Armée canadienne (non permanent) fit l'objet d'une dissolution, d'une réorganisation, d'une nouvelle désignation et d'une nouvelle localisation de ses unités. La 2e Ambulance de campagne fut autorisée à se réorganiser au sein des effectifs de paix du District militaire n° 2 (Toronto).


Durant la Seconde Guerre mondiale, la Force opérationnelle canadienne fut créée et le ministre de la Défense nationale mobilisa la Milice, y compris la 2e Ambulance de campagne, pour la défense côtière et la surveillance des points vulnérables. Le District militaire n° 2 assurait la protection des installations hydroélectriques de la péninsule du Niagara et des écluses du canal Welland.


Le 19 novembre 1940, par décret du Conseil, la Milice canadienne fut renommée Armée canadienne (Réserve).


Le 1er avril 1942, le District militaire n° 2 fut renommé 32e Groupe-brigade (Réserve), avec la 2e Ambulance de campagne (Réserve) sous son commandement.


En 1946, le 32e Groupe-brigade (Réserve) redevint le District militaire n° 2 et fut placé sous le Commandement central, qui commandait l'Armée régulière et la Réserve.


Le 1er octobre 1954, la 2e Ambulance de campagne fusionna avec la 7e Ambulance de campagne et la 47e Poste de secours pour former le 2e Bataillon médical. Deux ans plus tard, le 17 avril 1956, le 2e Bataillon médical devint la 26e Compagnie médicale.


Le 15 janvier 1959, les services médicaux de la Marine, de l'Armée de terre et de l'Aviation royale canadienne ont fusionné pour créer le Service médical des Forces canadiennes, placé sous la direction du médecin-chef des Forces canadiennes. L'unification des trois branches des services médicaux a donné naissance à la Force régulière, mais cette autorité ne s'étendait pas à la Réserve, dont la formation, la promotion et l'emploi restaient sous la responsabilité de l'Armée de terre.


Une réduction des effectifs de la milice en 1965 a ramené ses effectifs effectifs de 45 000 à 30 000 hommes, tous grades confondus. Les effectifs des compagnies médicales ont été réduits de 155 à 60 personnes et elles ont été regroupées en bataillons de service. La 26e Compagnie médicale faisait partie du 2e Bataillon de service de Toronto, stationné à la caserne Falaise (située au bas de la rue Bathurst, à l’est de l’ancien bâtiment de Tip Top Tailor), mais elle a été transférée à la caserne Moss Park lors de son ouverture en 1966.


À la suite de la Loi de réorganisation des Forces canadiennes de 1967, la fusion de la Marine royale canadienne, de l’Armée canadienne et de l’Aviation royale canadienne pour former les Forces armées canadiennes est entrée en vigueur le 1er février 1968. Le Commandement de la Force mobile contrôlait toutes les unités terrestres basées au Canada et la Milice constituait la principale réserve du Commandement de la Force mobile.


L'ensemble de la Milice a été réorganisé en 1968-1969, le district de la Milice de Toronto étant rattaché à la Région centrale de la Milice. Les deux bataillons de service de Toronto ont fusionné pour former le Bataillon de service de la Milice de Toronto le 1er avril 1970, basé au manège militaire Denison (situé sur la rue Dufferin, juste au nord de l'autoroute 401).


Le 24 août 1977, la 25e Compagnie médicale (Toronto) a été autorisée et formée comme unité indépendante au sein de l'ordre de bataille et basée au manège militaire de Moss Park.


Le 1er septembre 1991, le Canada a été réorganisé en quatre Régions des Forces terrestres distinctes. La Région centrale des Forces terrestres était située à la BFC Toronto et commandait des unités régulières et de réserve. Le 1er avril 1997, le quartier général du 32e Groupe-brigade du Canada a été rétabli à Toronto, remplaçant ainsi le quartier général du district de la Milice de Toronto.


Le 1er avril 2001, l'ensemble des ressources médicales, dentaires, de réserve et civiles connexes ont été placées pour la toute première fois sous le contrôle du directeur général des Services de santé. Le 1er octobre 2004, la 25e Compagnie médicale (Toronto) a été renommée 25e Ambulance de campagne (Toronto).


Comme vous pouvez le constater, l'organisation de l'Armée canadienne est un sujet complexe, rendu encore plus complexe par les restructurations et les changements de désignation survenus au fil des ans. Les unités de réserve ont porté différents noms au cours de l'histoire : Milice active non permanente, Armée canadienne (Réserve), Force de réserve de l'Armée canadienne, Armée canadienne (Milice) et simplement Milice. La composante de réserve du Service de santé a été désignée sous divers noms : Corps médical de l'Armée de la Milice, Corps médical de l'Armée canadienne, Corps médical royal de l'Armée canadienne, Service médical des Forces canadiennes, Groupe médical des Forces canadiennes, Services de santé des Forces canadiennes et Service médical royal canadien.

Les unités médicales de Toronto

maj (ret) Michael McFarlane, CD

Les premières milices, également appelées réserves, défilaient dans des manèges militaires. Le manège militaire de Toronto, devenu par la suite le manège militaire de l'Université (photo), fut construit en 1894 et se situait à l'angle de l'avenue University et de la rue Armoury, entre les rues Queen Ouest et Dundas Ouest, du côté est. C'est de là que furent basées les premières unités médicales de Toronto. La Force permanente opérait depuis la caserne Stanley, située sur l'avenue Strachan, sur le site actuel de l'Exposition nationale canadienne.


En 1922, les unités médicales furent transférées au manège militaire de la rue College, situé au 35, rue College (à l'angle des rues Bay et College). Il s'agissait d'une élégante villa construite dans les années 1840. Cette maison de briques à deux étages était dotée d'un porche raffiné. La maison fut vendue en 1869 et devint l'école pour jeunes filles Bishop Strachan. Lorsque l'école déménagea, elle devint l'hôpital militaire central de convalescence, qui soigna les vétérans blessés de la Première Guerre mondiale. Après la guerre, le bâtiment fut transformé en arsenal. En 1928, sa démolition commença pour la construction du nouveau grand magasin T. Eaton Co.


Les unités furent transférées à la Maison Spadina en 1928 jusqu'en 1934, date à laquelle elles retournèrent à l'arsenal de l'avenue University. Les archives historiques indiquent que les 2e et 7e ambulances de campagne, le 16e poste de secours de campagne et le 47e poste de triage des blessés furent tous transférés au 204, rue St. George, adresse connue sous le nom d'arsenal du Corps médical de l'Armée royale canadienne (CMARC) en 1947. Ces unités furent fusionnées et réorganisées en 2e Bataillon médical en 1954 et continuèrent d'opérer à partir de l'arsenal du CMARC. Le 17 avril 1956, la 26e Compagnie médicale fut autorisée lors de la redésignation du 2e Bataillon médical et demeura à l'arsenal du CMARC. En 1959, la 26e Compagnie médicale a déménagé au manège militaire de College Street, situé aujourd'hui au 507, rue College.


En 1965, la 26e Compagnie médicale est devenue une sous-unité du 2e Bataillon de service de Toronto et a déménagé au manège militaire de Falaise, situé au 429, boulevard Lakeshore Ouest (près de Spadina). L'unité a ensuite déménagé au manège militaire de Moss Park lors de son ouverture en 1966. En 1970, suite à la fusion du 2e Bataillon de service de Toronto avec le 1er Bataillon de service de Toronto, l'unité a déménagé au manège militaire de Denison, situé au 3621, rue Dufferin, juste au nord de l'autoroute 401.


Le 24 août 1977, la 26e Compagnie médicale a été renommée 25e Compagnie médicale et a déménagé au manège militaire de Moss Park, où elle est restée depuis, avant d'être renommée 25e Ambulance de campagne le 1er septembre 2003.

Les hôpitaux militaires de Toronto

maj (ret) Michael McFarlane, CD

Durant la Première Guerre mondiale, de nombreux hôpitaux durent fermer partiellement leurs portes, faute de personnel, les médecins et les infirmières s'étant enrôlés dans le Corps expéditionnaire canadien. Tous ne partirent cependant pas outre-mer ; certains furent affectés aux hôpitaux militaires. Un nombre imprévu de soldats malades et blessés nécessita des soins. Dans un premier temps, les soldats blessés furent soignés dans de grandes demeures mises à disposition gratuitement par leurs riches propriétaires, comme Euclid Hall (aujourd'hui le manoir Keg), propriété de la famille Massey, qui comptait 40 lits, et l'hôpital de convalescence militaire de Longwood, prêté à la Commission par Mme Beatty et doté de 25 lits.


Il devint évident que ces mesures étaient insuffisantes. Le 30 juin 1915, la Commission des hôpitaux militaires fut donc créée afin de fournir des maisons de convalescence et des soins médicaux aux soldats démobilisés. La commission proposait également des programmes de réadaptation fonctionnelle et professionnelle aux soldats qui ne pouvaient plus exercer leur ancien métier. Parmi les établissements médicaux de Toronto réquisitionnés par le Département de la Milice, on compte :


• L’ancien Hôpital général de Toronto, d’une capacité de 700 lits, est devenu l’Hôpital militaire de base ;


• Le Collège Knox, d’une capacité de 272 lits, est devenu l’Hôpital militaire de convalescence Spadina ;


• L’École Bishop Strachan, d’une capacité de 170 lits, est devenue l’Hôpital militaire de convalescence central ;


• Le Booth Memorial Hall de l’Armée du Salut est devenu l’Hôpital militaire orthopédique, d’une capacité de 400 lits ;


• Le gouvernement de l’Ontario construisait l’Hôpital ontarien pour aliénés à Whitby, que le gouvernement du Canada devait réquisitionner pour créer l’Hôpital militaire de convalescence de Whitby (photo), d’une capacité initiale de 400 lits, avec l’objectif d’en accueillir 1 500.


Afin de compenser les difficultés financières engendrées par les blessures reçues, le gouvernement a nommé, le 3 juin 1916, une Commission permanente des pensions. Les pensions étaient calculées proportionnellement à l'invalidité, laquelle était classée selon six catégories, les montants étant dépendants du grade. Pour obtenir une pension, les anciens combattants devaient prouver que leurs blessures d'après-guerre étaient liées à leur service sur un théâtre d'opérations actif. Plus tard, en 1919, la Loi sur les pensions a officiellement établi la Commission des pensions.


Frustrés par la bureaucratie gouvernementale, certains anciens combattants ont fondé, en 1917, l'Association des anciens combattants de la Grande Guerre. En 1925, celle-ci s'est associée à d'autres organisations d'anciens combattants pour créer la Légion canadienne de la British Empire Service League, aujourd'hui connue sous le nom de Légion royale canadienne.


En 1918, le nombre de soldats hospitalisés a quadruplé en un an en raison des violents combats. Fin janvier 1918, la Commission fit l’acquisition d’un bâtiment relativement neuf auprès de la National Cash Register Company afin d’y établir l’hôpital militaire de la rue Christie. Pour mieux répondre à la demande croissante de soins médicaux, un accord fut conclu entre le ministère de la Milice et de la Défense et la Commission des hôpitaux militaires afin d’employer des médecins militaires dans les établissements. À cette fin, un directeur adjoint des Services médicaux aux invalides fut nommé sous l’autorité du directeur général des Services médicaux. Toujours en 1918, un nouveau ministère fut créé : le ministère du Rétablissement des soldats. Ce ministère transféra la majeure partie des installations médicales de la Commission des hôpitaux militaires à l’armée, afin de se concentrer sur la réadaptation. Il exploitait une importante usine de prothèses et d’appareils chirurgicaux à Toronto, employant principalement d’anciens combattants invalides.


Avec le retour des militaires canadiens déployés outre-mer durant la Seconde Guerre mondiale, leurs besoins en soins médicaux et de santé commencèrent à dépasser les capacités des hôpitaux militaires existants. Le gouvernement du Canada, ayant besoin d'un ministère entièrement dédié aux besoins des anciens combattants malades et blessés, créa le ministère des Anciens Combattants en 1944. Ce ministère chargea une firme d'architectes de construire à Toronto le plus grand centre de santé pour anciens combattants du Canada. Pendant la construction, un accord fut conclu entre l'hôpital militaire Sunnybrook et l'Université de Toronto afin d'établir un partenariat, similaire à celui existant entre l'université et l'hôpital général de Toronto, pour la mise en place d'un système d'internat. Les 100 premiers patients furent transférés de l'hôpital Christie Street le 26 septembre 1946. Le premier ministre William Lyon Mackenzie King annonça l'ouverture officielle du plus grand hôpital pour anciens combattants du Canada le 12 juin 1948.

La compagnie Lewin

maj (ret) Michael McFarlane, CD

La compagnie Lewin porte le nom du colonel Peter Lewin, ancien commandant de la 26e compagnie médicale et lieutenant-colonel honoraire de la 25e ambulance de campagne.


Né à Jérusalem le 22 août 1935, le colonel Lewin a grandi à Alexandrie, en Égypte. Il a obtenu son diplôme de médecine à l'hôpital St. Mary's de l'université de Londres, en Angleterre, en 1959. Après avoir effectué son service national au Royaume-Uni, il a rejoint le Corps médical de l'Armée royale canadienne en tant que médecin en août 1960. Il a servi comme médecin au sein du Royal Canadian Regiment à Ipperwash, en Ontario, pendant un an, puis a été affecté aux Forces canadiennes en Europe, dans le cadre de la composante de l'OTAN, durant la crise de Berlin. Pendant son séjour en Allemagne, il a servi au sein de l'ambulance de campagne de la brigade et a été affecté à l'hôpital militaire canado-britannique d'Iserlohn de septembre 1961 à août 1962. Il a ensuite été médecin responsable de la clinique familiale de Soest jusqu'en septembre 1963.


En 1964, il a quitté la Force régulière pour rejoindre la 26e Compagnie médicale, unité de la milice basée à Toronto. Après son installation à Toronto en 1964, il a exercé comme médecin au Hospital for Sick Children, a été professeur adjoint de pédiatrie à l'Université de Toronto et a pratiqué en cabinet privé. En juillet 1969, il a été promu lieutenant-colonel et a pris le commandement de la 26e Compagnie médicale. Le lieutenant-colonel Lewin était le dernier commandant de la 26e Compagnie médicale avant sa dissolution en mars 1970. Après la dissolution de la compagnie médicale, l'unité est devenue la section médicale du 1er Bataillon de service de Toronto. Le lieutenant-colonel Lewin demeura commandant de la section médicale et fut également conseiller médical du commandant du quartier général du district de la Milice de Toronto. Il quitta son commandement en mars 1974.


En juin 1974, il fut nommé médecin honoraire de la reine Elizabeth, la reine mère, lors de sa visite à Toronto. Il organisa également la dernière cérémonie officielle du Corps médical de l'Armée royale canadienne, au cours de laquelle la reine mère, colonel honoraire du Corps, fit ses adieux à ce dernier lors de sa dissolution.


De juin 1978 à juin 1980, le lieutenant-colonel Lewin prit un congé de l'Hôpital pour enfants malades et fut affecté à l'Hôpital des Forces canadiennes en Europe comme pédiatre en chef.


En mai 1982, il fut nommé chirurgien de secteur pour la Milice du Centre, poste qu'il occupa jusqu'en 1990, date à laquelle l'organisation devint la Zone centrale des Forces terrestres. Il a été promu colonel le 1er octobre 1990 et est devenu le premier officier de réserve depuis la Seconde Guerre mondiale à commander une formation médicale regroupant l'ensemble des forces (régulières et de réserve). Après 31 ans de service, il a pris sa retraite le 1er septembre 1992.


Le colonel Lewin a joué un rôle déterminant dans la reconnaissance et l'autorisation du programme d'assistant médical à l'École du Service de santé des Forces canadiennes.


Il a été lieutenant-colonel honoraire de la 25e Ambulance de campagne du 15 mars 2002 au 14 mars 2005. Le colonel Lewin est décédé le 7 juin 2005.

La compagnie Ryerson

maj (ret) Michael McFarlane, CD

La compagnie Ryerson doit son nom au major-général (docteur) George Ansel Sterling Ryerson. Ce dernier était militaire, chirurgien régimentaire, colonel en chef du Corps médical de l'Armée canadienne, fondateur de la Croix-Rouge canadienne, fondateur de l'Ambulance Saint-Jean en Ontario et homme politique.


Né à Toronto le 21 janvier 1855, il étudia à Galt (Cambridge) puis à la Trinity Medical School de Toronto, où il obtint son diplôme de médecine en 1876.


Sa carrière militaire débuta comme simple soldat au sein du Queen's Own Rifles of Canada en 1870 ; il participa aux raids féniens. Dès sa formation médicale, il manifesta un intérêt pour ce qu'il appelait les « affaires médicales militaires ». En 1881, il fut nommé chirurgien adjoint du 10e Bataillon d'infanterie (Royal Grenadiers) et participa à la Résistance du Nord-Ouest en 1885. Il était présent à la bataille de Batoche et utilisa un drapeau à croix rouge pour protéger son ambulance hippomobile.


En 1892, Ryerson initia la création de l'Association des médecins de la Milice (qui deviendra plus tard l'Association médicale de la Défense), dont il fut élu président en 1908 et 1909. Il servit pendant la Première Guerre mondiale et devint par la suite chirurgien-général honoraire du Corps médical de l'Armée canadienne en 1917.


Toujours en 1892, Ryerson fut nommé membre honoraire associé de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem en Angleterre. En 1895, avec le soutien du lieutenant-gouverneur George Kirkpatrick, il créa l'Association de l'Ambulance Saint-Jean en Ontario, dont il fut le secrétaire général pendant 15 ans.


En 1896, Ryerson fonda à Toronto une section canadienne de la Croix-Rouge britannique. Il en devint commissaire auprès des forces canadiennes en Afrique du Sud en 1900, puis président en 1914. En 1909, le gouvernement fédéral adopta la Loi sur la Société canadienne de la Croix-Rouge, établissant légalement la Croix-Rouge comme organisme responsable de la fourniture d'aide bénévole au Canada, conformément aux Conventions de Genève. Son expérience fut de nouveau mise à profit durant la Première Guerre mondiale, lorsqu'il fut envoyé outre-mer en 1915 pour évaluer les besoins des hôpitaux et examiner le travail de la Croix-Rouge.


En 1913, le colonel Ryerson fit don d'un trophée à l'Association des officiers du Service médical du Canada, destiné à être remis lors d'un concours annuel.


Il prit sa retraite de la médecine en 1920 et mourut d'une crise cardiaque à Toronto en 1925.


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